BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in BelgiŽ.

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Editorial

Sans lendemains ?

   Bien sûr ! On a été gâté et pourri. Un temps, au début de ce siècle, il s’est trouvé Justine Henin et Kim Clijsters pour dominer le tennis féminin sur la scène internationale et d’offrir une Fed Cup à la Belgique. Elles ont apporté au pays une notoriété inversement proportionnelle à son étendue. Et leur réussite a fait que l’on a accueilli sans émotion particulière les résultats remarquables de Yanina Wickmayer (demi-finaliste à l’US Open), de Kirsten Flipkens, entrée dans le dernier carré à Wimbledon, avant qu’Elise Mertens fasse de même l’année dernière à Melbourne.

   Il convient d’admettre, une fois pour toutes, que le parcours de Justine et de Kim aura été exceptionnel et que les résultats enregistrés par celles qui ont repris le témoin méritent la plus haute considération. De la même manière, il convient (rétrospectivement) de saluer, une fois encore, la haute tenue de la carrière menée simultanément par leurs compatriotes masculins. Xavier Malisse peut se targuer d’avoir joué, lui aussi, une demi-finale (perdue de justesse contre Nalbandian) à Wimbledon et d’avoir inscrit son nom au palmarès de Roland-Garros en double messieurs en compagnie d’Olivier Rochus. Quant à Christophe Rochus et Kristof Vliegen, ils complétèrent admirablement ce tandem pour donner à l’équipe belge de coupe Davis une réputation que Steve Darcis et David Goffin établirent en atteignant deux fois la finale de l’épreuve.

   Ces grands batailles connaîtront-elles des lendemains ? Pour l’heure, il faut craindre que non. On ne voit rien poindre à l’horizon. (Pas plus qu’en Suisse ne se présentent des successeurs à Federer, Wawrinka ou Martina Hingis…) Certes, Elise Mertens a signé des performances de haute tenue au Qatar dans la première décade de mars ; mais, depuis lors, elle ne paraît plus guère à son avantage. En attendant de pavoiser à nouveau, on se contentera donc de saluer la victoire de Maryna Zanevska dans le 25 000 $ d’Obidos, la troisième accession de Magali Kempen à une finale des 15 000 $ organisés semaine après semaine à Sharm el Sheikh et la présence de Clément Geens (qui n’a même pas un classement ATP) en finale à Antalya.

Michel Nestor, le 8 avril 2019

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