BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in België.

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Editorial

Un fameux exploit

   Les premiers enseignements de 2018 sont déjà tombés. Quinze jours ont suffi à se faire quelques idées sur ce que les prochaines semaines pourraient valoir au tennis belge.

   Honneur aux dames, comme il se doit ! Elise Mertens aura été la grande satisfaction de ces jours derniers car, après avoir fait très bonne figure pendant la Hopman Cup aux côtés de David Goffin, elle a relevé un défi de taille en conservant le titre qu’elle avait conquis à Hobart en 2017. Certes, elle n’eut pas à écarter de sa route des adversaires mieux classées qu’elle ; mais sauver autant de points pour sa reprise de contact avec la compétition ne put se faire sans dominer les sentiments qui naissent en principe d’une forte pression. Ce succès paraît évidemment très encourageant pour la suite des événements, d’autant que les internationaux d’Australie ne peuvent que valoir une bonne moisson à notre compatriote, étant entendu que son classement ne lui avait pas permis de disputer la première levée du grand chelem voilà douze mois. Ce lundi, elle a commencé sa récolte en passant avec une grande faucheuse sur les terres slovaques que défendait la qualifiée Viktoria Kouzmanova.

   En revanche, nos autres représentantes à Melbourne n’ont guère brillé lors des qualifications. Maryna Zanevska a été battue une fois de plus dès son entrée en lice. Yanina Wickmayer, vaincue au deuxième tour par une illustre inconnue, va sans doute partir à la chasse d’un nouvel entraîneur : elle les collectionne sans se donner le temps d’en profiter. Quant à Ysaline Bonaventure, elle a disparu contre une joueuse serbe (Borovic), moins bien classée qu’elle ; mais c’est dans les vestiaires plutôt que sur le terrain que sa défaite fut consommée car elle a moins bien supporté que son adversaire l’obligation d’attendre d’en découdre pendant plus de vingt-quatre heures en raison des intempéries.

   Côté masculin, on a enregistré une fameuse déception avec une défaite immédiate d’Arthur De Greef (qui n’avait joué aucun tournoi avant de débarquer aux antipodes), subie des œuvres du Français Bourgue. Mais on retiendra plutôt la merveilleuse satisfaction apportée par Ruben Bemelmans, sorti du purgatoire des qualifications à la force du poignet. Les deux premiers tours, il les a conclus par 7/5 dans la manche décisive ; et le troisième, il l’a passé à la faveur d’un double 6/4 aux dépens de Lee, un jeune Coréen de 19 ans. Cet objectif rempli, il a pu affronter d’un cœur léger Lucas Pouille, la 19ème tête de série, dont (ô surprise !) il s’est défait sur la marque de 6/4 6/4 6/7 et 7/6. C’est un des plus beaux exploits de la carrière du Limbourgeois, sinon le plus remarquable. A tout juste trente ans, il a enfin donné l’impression d’être de taille à surmonter ses émotions dans un match très serré car, au quatrième set, il se fit rejoindre alors qu’il y avait mené 4/1. Et, dans le tie-break, il lui fallut résorber la perte du point initial joué sur son service. Que pouvait-il espérer de mieux pour son début de saison comme mise en confiance ? Et que peut-on espérer de mieux pour l’équipe belge de coupe Davis alors que Steve Darcis ne pourra pas disputer le premier tour au début du mois de février ?

Michel Nestor, le 15 janvier 2018

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